Lépicondylite

Souvent appelée tennis-elbow, cette maladie régionale du coude n'est pas réservée au seul sportif. Elle est la conséquence d'une hyper-sollicitation du coude, occassionnelle ou chronique.

Son origine peut être isolée ou intriquée entre une maladie des insertions des tendons sur l'os, l'usure du cartilage articulaire ou une névrite du nerf radial, parfois il s'agit d'une douleur d'origine cervicale dans le cadre des névralgies projetées sur la face latérale du coude et de l'avant-bras. La douleur est le symptôme principal, d'où le terme d'épicondylalgie qui lui est préférable.

Le traitement

comprend dès le départ l'arrêt des activités, occasionnelles ou permanentes, sollicitant contre résistance l'extension du poignet et un traitement contre la douleur associant anti-inflammatoire et anti-douleur. Les infiltrations ne doivent pas être répétées, la rééducation est spécifique et adaptée. Le port de bracelet ou coudière est parfois bénéfique.

Lorsque la chirurgie est envisagée, la décision revient au futur opéré. Pour apprécier la récupération finale, il faut compter un délai de 6 mois avec un arrêt de travail de 6 à 8 semaines aprés l'intervention.

La chiurgie de cette affection fait appel à de nombreux procédés, en fonction de l'origine des douleurs :

  • chirurgie tendineuse : allongement uni ou pluri-tendineux  désinsertion des tendons sur l'os
  • chirurgie articulaire avec émondage cartilagineux  et synovectomie
  • chirurgie nerveuse avec libération du nerf radial 

Les fils sont enlevés entre 2 et 3 semaines en fonction de leur type, une immobilisation du coude par attelle est, dans certains cas, nécessaire pendant cette même période, puis la rééducation est débutée d'abord doucement en travaillant la musculation sans résistance.

Des douleurs persistent souvent, en général elles sont moins intenses qu'avant l'intervention. La prise d'anti-douleurs dans la journée doit anticiper les travaus lourds ou ceux repérés comme facteur déclenchant des douleurs. La pratique de la natation est un excellent programme pour récupérer l'équilibre fonctionnel du membre supérieur. La reprise du travail doit être accompagnée d'anti-douleurs, voire de décontracturant le soir au coucher.

Dans certains cas, le patient peut garder définitivement un trouble cicatriciel, une raideur partielle du coude (déficit d'extension) et des douleurs. En cas de douleur persistante à plus d'un an de l'intervention, un bilan doit être refait avec le chirurgie qui s'est chargé de l'intervention.

Il n'existe pas d'acte chirurgical sans risque de complication secondaire  :

  • l'infection post-opératoire. Elle se maîtrise assez aisément lorsque le diagnostic est précoce (douleurs anormales, pulsatiles, gonflement et rougeur importante) et une réintervention est toujours possible
  • gonflement douloureux du coude, puis raideur, complication rare mais préoccupante (algodystrophie) cela peut également atteindre la main et l'épaule. L'évolution est traînante, plusieurs mois, plusieurs années, des séquelles sont possibles (douleurs résiduelles, une certaine raideur des doigts et/ou poignet, parfois même de l'épaule)
  • les lésions nerveuses sont exceptionnelles
  • la récidive est inhabituelle mais n'est jamais exclue.

Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre à toutes les questions que vous vous poseriez avant ou après votre intervention.